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Rencontre avec Pierre et Flo : Bienvenue chez Uptown đŸ€”

Rencontre avec Pierre et Flo : Bienvenue chez Uptown đŸ€”

Interview

12/1/22

On s'est rendu chez Pierre, gĂ©rant de la boutique Uptown, situĂ©e Ă  Metz, oĂč il fait une super Ă©quipe avec Flo📍

Boutique emblématique de la rue Taison, on leur a demandé leur avis sur le commerce aujourd'hui, sur leur vision concernant le digital, et les conseils qu'ils pourraient donner pour mieux consommer !

Bonne lecture đŸŽ€

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Pourquoi UPTOWN ? đŸ€”

Pierre : J’ai fait des Ă©tudes en alternance, une alternance, dans un magasin aux galeries Lafayette oĂč j’ai appris Ă  faire les choses de maniĂšre carrĂ©. Mais l’univers ne me plaisait pas. Donc j’ai travaillĂ© pendant 4 ans chez Carhartt. Le domaine me plaisait, l’ambiance de travail, tutoyer les clients. Et surtout j’aimais les produits !

Les boutiques ayant fermĂ©es, je me suis retrouvĂ© au chĂŽmage, et pendant ce temps oĂč je ne travaillais pas, je me suis rendu compte que la marque Carhartt n’était pas vraiment prĂ©sente sur Metz, et c’est ce qui a motivĂ© l’ouverture de cette boutique.


Votre lien ? 👬

Pierre : Flo et moi on se connaissait pas du tout, je cherchais quelqu’un pour la boutique, Flo a postulĂ© en alternance, et lĂ  il a signĂ© son CDI. Je ne suis pas regardant au CV, il a Ă©tĂ© pris en alternance, donc pour apprendre. J’ai fait au feeling, avec Flo ça s’est bien passĂ©, lĂ  ça fait 2 ans que ça se passe bien. On a des projets en commun pour la suite, pour la boutique et autres. Depuis que Flo est lĂ , le magasin Ă©volue bien, la continuitĂ© se poursuit . On est un vrai binĂŽme.

Flo : je suis trĂšs reconnaissant d’avoir un patron comme ça. TrĂšs trĂšs belle rencontre je le rĂ©pĂ©terais toujours, pour moi aujourd’hui c’est pas mon patron, c’est un trĂšs trĂšs bon ami, j’ai Ă©normĂ©ment de chance, il m’a fait progresser il m’a tout appris (💚). On est vraiment complĂ©mentaires : on arrive Ă  imaginer une belle progression de la boutique et d’autres projets pour le futur, futur proche, en fonction de la situation.


Le + de ta boutique ?

Pierre : Ça va faire trĂšs vantard mais le gros plus de la boutique c’est Moi et Flo ! đŸ€Ł C’est un gros plus parce que dans la rĂ©alitĂ©, on peut prĂ©senter les mĂȘmes articles, mais avec un sale accueil, une sale ambiance. Mais pour moi on vend quand mĂȘme des produits qui sont chers, et de plus en plus on le ressent, les gens aiment dĂ©penser leur argent dans les boutiques qu’ils apprĂ©cient. Donc je pense que la sĂ©lection de nos marques + l’équipe de vente, c’est ce qui fait la force du magasin !

Flo : Et on a des marques en exclusivité !

Pierre : Oui c’est vrai que sur le centre ville on se partage les marques avec quelques magasins, mais trĂšs peu. Et ce qui va faire la diffĂ©rence c’est l’accueil, le service aprĂšs vente, le relationnel
 đŸ€


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Le produit phare ?

Pierre : Les basics Carhartt sont des indĂ©modables. Il y a plusieurs tendances selon les saisons. Le top 5 des ventes sur l’annĂ©e en gĂ©nĂ©ral c’est le bonnet Carhartt, le t-shirt basic Carhartt, un sac Ă  dos, un sweat .. Ce qui plaĂźt ici c’est le cĂŽtĂ© belle piĂšce et indĂ©modable ! AprĂšs on a des produits coup de cƓur avec Jacker par exemple, qui vont proposer des imprimĂ©s plutĂŽt sympas


Mais le basic de bonne qualitĂ©, ça plaĂźt beaucoup chez nous ! 👕

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Et le bio / commerce Ă©quitable ? ♻

Pierre : De plus en plus, on est sur des marques qui travaillent avec du coton organique, sur tous les Tee Shirt Carhartt par exemple. Sur la marque Wrung, les produits sont fabriqués dans une usine Vegan, validée par les associations écoresponsables.

Les marques avec lesquelles on travaille sont sensibles. Nous on fait plus attention à la bonne qualité, et on fait confiance à nos marques pour nous proposer des produits écoresponsables en réalité. Et on le voit surtout en salon.

Mais on essaye de mettre un peu plus en avant ce point quand on prĂ©sente les marques, mĂȘme si on a une clientĂšle assez jeune et que ce sont plus les parents qui y font attention. Y’a beaucoup de gens qui se mobilisent face Ă  tous les scandales concernant l’industrie textile en ce moment, mais pour autant les jeunes qui ont aux alentours de 15 ans vont continuer de consommer sans vraiment ĂȘtre regardant, si le modĂšle lui plait il le prend. Mais les parents sont plus sensibles, les jeunes Ă  partir de 25/26 ans aussi. On a des Ă©tiquettes qui mettent en avant la composition, le cĂŽtĂ© Ă©co-responsable, et on a toujours des retours excellents des parents par rapport Ă  ça, « ça bouge pas, ça tient au lavage ». Et c’est ça aussi qui fait que les clients reviennent. Nous on refuse de vendre des produits de mauvaise qualitĂ©.

Mais pour le cĂŽtĂ© planĂšte, les marques avec lesquelles on travaille, de leur notoriĂ©tĂ©, c’est surtout elles qui font le travail de faire savoir qu’elles sont Ă©co responsables.

Heureusement, on est sur une pente ascendante concernant la prise de conscience, et de plus en plus ça bouge avec le temps, ça va vers le mieux !



Vos valeurs concernant la mode ?

Pierre : On fait confiance aux marques avec lesquelles on travaille. Carhartt par exemple respecte bien les cahiers des charges concernant le cĂŽtĂ© Ă©co responsable. Jacker c’est produit au Portugal. Wrung c’est vegan. On ne propose jamais de bas de gamme. Tout ce qui est produit en Europe ne suit pas le mĂȘme cahier des charges qu’en Asie par exemple ✅ Donc on favorise l’UE, qui va respecter ça.

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Une journĂ©e type d’un commerçant Ă  Metz ?

Pierre : Ce qui est bien rue Taison, et c’est aussi notre philosophie, on vient au travail avec plaisir. On sait qu’on a des journĂ©es qui sont longues, des journĂ©es oĂč on aura moins Ă  faire, mais la tenue du magasin c’est une prioritĂ©.

Une journĂ©e type c’est un bon samedi, quand c’est ensoleillĂ©, qu’il n’y a pas de manif, c’est super agrĂ©able de bosser avec une bonne ambiance de travail, faire un bon chiffre, du trafic dans la boutique, dans la rue, des animations
  Et qu’on ait du monde du matin au soir ! đŸ›ïž

Mais ici le shopping c’est aussi un moment dĂ©tente, on a une tĂ©lĂ© et une console, ça ne nous gĂȘne pas que les clients s’installent 


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Être commerçant, qu’est-ce que ça signifie ?

Pierre : Ça reprĂ©sente plein de choses ! Bon le cĂŽtĂ© nĂ©gatif, c’est qu’on est un peu connu dans Metz, on peut pas se permettre de se retrouver dans n’importe quel Ă©tat dans la ville
 🙊 Sans rire, c’est super plaisant, les clients qui ont un bon style bon on va dire que c’est grĂące Ă  nous mais 


Puis on a une super relation avec nos clients, des fois on a des clients qui viennent pour voir Flo, pour me voir, on commence Ă  connaĂźtre les parents etc. On a une belle clientĂšle, fidĂšle, on l’a ressenti en dĂ©cembre, les clients nous disaient « on n’a pas achetĂ© sur internet, c’est chez vous qu’on voulait venir ». Y’en a qui font de la route pour venir. On est contents et d’autant plus de bosser rue Taison, parce que c’est plein de petits commerçants, on est les petits indĂ©pendants, on essaye de dynamiser l’association des commerçants, de dynamiser la rue pour donner envie aux gens de venir.

Donc conclusion, on est content d’ĂȘtre commerçant, puis on aime la ville de Metz ! 🧡

Flo : le relationnel pour moi est important, nos clients on les voit ici, on les croise dans la rue, on se dit souvent salut, j’ai dĂ©jĂ  Ă©tĂ© boire un verre au bar avec des clients. J’adore, je trouve ça super important, mĂȘme de garder contact en dehors du magasin. On est commerçant mais en dehors on est humains. Quand ils nous reconnaissent, qu’ils nous saluent, ça veut dire que c’est positif, et qu’ils se souviennent de nous. 🙋

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Vos clients face à la situation sanitaire ? 🩠

Pierre : Y’a eu des pics de consommation avant confinement. Puis on a senti le plaisir de consommation aprĂšs confinement. On a senti que les gens n’étaient pas partis en vacances et que du coup ils se faisaient plus plaisir sur leurs achats. Puis ça s’est stabilisĂ© Je trouve que les clients se sont montrĂ©s malgrĂ© tout encore plus fidĂšles.

Flo : ils se sont dĂ©placĂ©s, ils ont pris des nouvelles, savoir si tout s’était bien passĂ© pour nous etc, donc on voit qu’ils ont envie de revenir en boutique !


La relation avec les autres commerçants ?

Pierre : Si quelqu’un vient chez moi et qu’il cherche une marque qu’on ne fait pas, on a aucun soucis Ă  le renvoyer vers un commerçant qui le fait. Parce que je pars du principe que je prĂ©fĂšre bien conseiller le client, quitte Ă  l’envoyer chez la concurrence. Si un client cherche du Nike, on aura rien Ă  lui proposer, alors je prĂ©fĂšre l’envoyer aux bonnes adresses : il aura bien Ă©tĂ© conseillĂ© et il reviendra. Donc aucun souci Ă  envoyer Ă  la concurrence ! 🔃

On ne peut pas avoir toutes les marques. Mais on part du principe qu’on doit conseiller les clients comme on aimerait ĂȘtre conseillĂ©. On ne va pas leur mentir, leur dire « ça tu ne le trouveras pas sur Metz », et encore moins lui dire qu’il trouvera sur Internet
 Autant consommer en local !


L’association des commerçants de la rue Taison ? đŸ”„

Pierre : C’est bien structurĂ©e, ça bouge, les cellules sont pleines, tout le monde participe, on a fait des vidĂ©os pendant le confinement, on a repeint les pavĂ©s de toutes les couleurs, on a fait un belle rue en Ă©tĂ© dernier, les plantes dans la rue c’est notre initiative, l’association l’a financé  Ça fait de la pub, les gens ont envie de venir, de venir voir !


La dĂ©sertification des centre-villes : mythe ou rĂ©alitĂ© ? 💬

Pierre : RĂ©alitĂ© Ă  100% ! Un client qui avant trouvait tout au centre-ville, venait en centre ville. Aujourd’hui, quand on voit le monde qui est au Muse (centre commercial), mĂȘme le dimanche 
 Il y a des clients, mais c’est dĂ©localisĂ©. Quand la situation est meilleure, que les bars et restaurants sont ouverts, qu’il fait beau, les gens sont au RDV.  S’il pleut, il n’y a personne en ville. đŸŒ§ïž

Orelsan disait « tous les centres villes c’est les mĂȘmes, CĂ©lio Zara et H&M ». Ben pas Ă  Metz ! MĂȘmes ces grosses enseignes lĂ  elles ferment et quittent le centre-ville pour aller s’enfermer dans un centre commercial



Le Digital : ami ou ennemi du commerce de proximitĂ© ? đŸ’»

Pierre : Si dans le digital il y a Instagram, Facebook, Twitter : AMI ! Le commerce des annĂ©es 90, c’est un commerce que je n’ai pas connu, mais que j’aurais adorĂ© connaĂźtre, parce que les commerçants nous le disent, ils arrivaient, ils prĂ©venaient leur client 1 semaine Ă  l’avance, ils dĂ©ballaient des cartons, des quantitĂ©s Ă©normes.. Une semaine aprĂšs il n’y avait plus rien ! Le magasin faisait la mode.

Mais donc le digital, les rĂ©seaux sociaux, 100% pour. Parce que c’est une vitrine gratuite. On est en relation directe, les clients savent ce qu’on rentre, sont prĂ©venus, etc. On essaye vraiment de mettre la boutique en avant sur les rĂ©seaux, de poster de façon rĂ©guliĂšre, de rĂ©pondre Ă  tous les messages. 🚀

On a prĂ©vu de le dĂ©velopper encore plus. D’ĂȘtre encore plus rĂ©actif et instagrammable. MĂȘme si ça ne fait pas tout : il faut allier les 2, c’est bien d’ĂȘtre Instagrammable, mais il faut une bonne communication, un bon relationnel : un TOUT ! Heureusement, on le retrouve quand mĂȘme pas mal sur les avis Google : souvent mĂȘme, les clients parlent plus de nous que des vĂȘtements, et ça c’est qu’on a fait notre taff !


Uptown x Yabe

Pierre : Je n’achĂšte rien sur Internet, Ă  part ce que je sais que je ne trouverais pas dans les commerces, par exemple les croquettes pour mon chat, qui sont bien prĂ©cises, est que je trouve nul part ^^. Le reste, mes vĂȘtements, les achats de NoĂ«l, je les fais toujours en boutique et sur Metz autant que possible ! 💯

Je ne suis pas contre Internet, il faut faire avec, mais avec modĂ©ration. Nous on n’a plus de site internet, on en avait fait un pendant le confinement de novembre, mais on prĂ©fĂšre ĂȘtre en boutique. Je ne me vois pas refuser une vente Ă  un client, si je sais que l’article est derriĂšre, mais dans un carton
 Donc volontairement pas de site internet. Je prĂ©fĂšre la vente en boutique, sur cintre, le client va essayer, il passe en caisse, pas de soucis ! Je prĂ©fĂšre fonctionner avec cet Ă©change avec le client.

Flo : mĂȘme en tant que client, je prĂ©fĂšre aller en boutique, pour le relationnel, discuter avec les dirigeants, un lien se crĂ©e, c’est ça que j’aime ! Alors que sur internet, tu ne vois personne..


Votre avis sur Yabe ? ♄

Pierre : C’est bien ! Nous on sait qu’on arrive jamais toucher le maximum de client, et on sait pourtant qu’avec l’offre qu’on propose, on peut toucher plein de monde, mais on ne peut pas forcĂ©ment parce qu’on n’a soit pas la visibilitĂ©, soit peut-ĂȘtre pas l’image (le pĂšre de famille de 40 ans qui passe devant notre vitrine, il voit des bobs et des casquettes, il ne se dit pas forcĂ©ment qu’on va pouvoir lui proposer quelque chose). Si, grĂące Ă  Yabe on arrive Ă  faire dĂ©couvrir notre boutique et qu’on emmĂšne du monde en magasin, des nouveaux clients, c’est gĂ©nial !

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‍Une anecdote client ?

Pierre : La boutique c’est une ancienne boucherie et de par la devanture, ça arrive qu’on nous demande à quelle heure faut passer pour acheter la viande

Flo : On avait un client qui est devenu stagiaire pendant 1 mois, il a fini ses Ă©tudes, et au final il venait tous les jours nous voir, et il restait limite toute la journĂ©e avec nous. Parce qu’il nous aime bien, on l’apprĂ©cie, il aime bien voir la nouveautĂ© etc. 👏

On a tissĂ© des liens d’amitiĂ© avec pas mal de clients, qui reviennent souvent nous voir. Encore vendredi soir, je suis allĂ©e boire un verre avec quelqu’un qui Ă©tait un client et qui est devenu un trĂšs bon ami Ă  moi.

Quand les bars Ă©taient fermĂ©s, nous on a toujours eu des bancs, des chaises, et limite c’était le point de rencontre. Il y avait des fois 15/20 personnes qui passaient l'aprĂšs-midi lĂ , c’était le point de rassemblement et on avait un petit frigo avec des canettes. Et c’était super cool, la petite ambiance devant la boutique. Chaque personne avant de se poser venait nous saluer. ☕ Aujourd’hui ça continue




Une astuce Ă  partager pour consommer mieux ?

Pierre : Acheter un produit de qualitĂ© que vous allez garder plusieurs annĂ©es, et peut-ĂȘtre mĂȘme le donner Ă  votre petit frĂšre. PlutĂŽt qu’acheter un article que tu vas mettre Ă  la poubelle en 2 semaines pour en racheter un autre. đŸ’„

Chez nous, le bon exemple c’est le sweat qui se dĂ©mode pas, qui peut faire 200 lavages, qui quand il ne va plus, va aller au petit frĂšre. C’est 89 euros le sweat, mais 4 ans aprĂšs, le client il l’a toujours.

Notre petit conseil du coup c’est que, forcĂ©ment acheter c’est un investissement, mais quand en 2/3 ans le produit est toujours dans l’armoire, que c’est toujours possible de le mettre, que ça n’est pas dĂ©modĂ©, c’est quand mĂȘme super bien !`

Donc : la qualitĂ© plutĂŽt que la quantitĂ© ! ✹



Un lieu incontournable à Metz ? 📍

Pierre : Je suis vieux donc ça va ĂȘtre une rĂ©ponse de vieux, mais personnellement j’aime bien rue Ste Marie, pour boire des verres, parce qu’il y a une bonne ambiance. J’ai mes habitudes, donc je sais oĂč aller pour ĂȘtre bien reçu etc. Je suis un client fidĂšle, donc tous les jours je vais aux mĂȘmes endroits. J’aime bien !

En lieu sympa oĂč se poser y’a le temple protestant, on peut s’installer, aller dans quelques bars et prendre le soleil, tu as l’eau, le temple, c’est un bel endroit ! AprĂšs Ă  l’esplanade, y’a Mamie BranchĂ©e !

Mais le vrai lieu incontournable à Metz : ça reste ici ! ✅

Plan D'Eau, Metz, Printemps, Nuageux, Cathédrale


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